Des jeux Premières nations et Inuit traditionnels
Des jeux autochtones traditionnels qui ont fait leurs preuves
Pendant des milliers d’années avant l’arrivée des premiers Européens, les Autochtones tenaient des jeux dans tout le continent de l’Amérique du Nord. Selon les documents historiques, de nombreux sports d’équipe modernes seraient inspirés de jeux autochtones traditionnels.
Par exemple, le jeu de crosse est un sport autochtone traditionnel, qui se jouait à l’origine pendant plusieurs jours dans des champs de plusieurs kilomètres de longueur. Divers groupes de joueurs se distinguaient par le type de bâton, de balle et de vêtement.
Le jeu de crosse était vénéré pour son pouvoir de guérison, puisqu’il servait à inculquer le courage, la force, l’honneur, le respect, la générosité et l’équité. Il faut de l’endurance, il faut savoir manier la balle, et il faut travailler en équipe et avoir des stratégies de jeu.
Les jeux autochtones traditionnels enseignaient les valeurs personnelles et sociales qui se manifestent dans le mode de vie et la culture des Autochtones jusqu’à ce jour.
Des qualités telles l’honnêteté, le courage, le respect, l’excellence personnelle – sans oublier la gratitude pour les conseils des parents, des aînés et de la collectivité – étaient inculquées aux enfants et aux jeunes pour les préparer aux responsabilités de l’âge adulte.
En ce sens, les jeux autochtones traditionnels contribuent à promouvoir les concepts holistiques de croissance physique, mentale, affective et spirituelle des personnes qui y participent.
Jeux inuits traditionnels et Jeux de l’Arctique
Les Inuits ont toujours apprécié toute une gamme de jeux et de sports qui varient selon la coutume et la tradition des divers groupes.
Les habiletés acquises pour ces jeux exigent souvent à la fois de la force physique, de l’adresse et de l’endurance, autant de qualités qui étaient nécessaires pour la survie dans un milieu hostile.
Prenons par exemple la souque-à-la-corde, un jeu qui comprend de nombreuses versions. Dans le jeu appelé Ac Sa Raq, les opposants sont assis par terre les uns en face des autres, les jambes droites, les pieds appuyés contre ceux de l’opposant. Il s’agit de soulever l’adversaire.
Le « bone puzzle » ( Inukat) est l’un des nombreux jeux d’habileté et de chance. Les joueurs reçoivent un sac comprenant environ 41 os du tarse d’animaux – phoques, oiseaux et ours – et ils doivent reconstruire la nageoire d’un phoque. Le premier joueur à terminer gagne. Le jeu est compliqué du fait que certains os ne sont pas admis. L’ Inukat exige des habiletés particulières, à la fois mentales et psychomotrices.
Il y a aussi la jonglerie et le saut sur couverture. Ce dernier est souvent joué pendant les festivals et d’autres célébrations inuites et il rappelle les concours que des peuples autres que les Inuits organisent avec un trampoline. La « couverture » est habituellement fabriquée de peau de phoque ou de morse.
Beaucoup de jeux inuits sont traditionnels et exigent de l’adresse athlétique, mais peu de matériel, comme les jeux de saut avec coup de pied en hauteur. Dans la région de l’île Holman des Territoires du Nord-Ouest, le jeu Aratsiaq consiste à suspendre une petite cible (comme un morceau d’os ou de fourrure) à une certaine hauteur.
Selon la Northern Games Association, le joueur ne doit pas être à plus de 10 pieds de la cible au début du saut. Il se tient debout les deux pieds ensemble, puis il saute pour donner un coup de pied à la cible suspendue.
Il faut frapper la cible d’un seul pied et revenir en place sur le même pied que celui qui a frappé la cible. Il faut maintenir son équilibre en retombant à terre. Le jeu se joue par ronde et l’ordre des joueurs est déterminé par tirage au sort.
On élève la cible de quelques pouces à chaque ronde et le joueur qui ne réussit pas à la frapper est éliminé. Un joueur peut « refuser » de sauter lorsque la cible est élevée.
Dans une variante encore plus difficile appelée Akratcheak, le joueur cherche à frapper la cible avec les deux pieds et à retomber debout.
Jeux traditionnels de la nation métisse
La nation métisse est issue de l’union de voyageurs d’ascendance européenne et de femmes autochtones à l’époque de la traite des fourrures dans l’Ouest du Canada. Elle a acquis sa propre culture avec des éléments empruntés aux cultures à la fois européennes et autochtones.
Jusqu’au milieu du XIX siècle, les Métis ont surtout cherché à survivre, de sorte que leurs sports et leurs jeux étaient habituellement associés aux techniques de survie courantes nécessaires pour chasser le bison et faire la traite des fourrures.
Par exemple, le tir de précision, la lutte, la course à pied et les courses de chevaux leur permettaient d’acquérir les habiletés nécessaires pour chasser, se défendre ou travailler dans le commerce de la fourrure.
Les Métis manifestaient beaucoup d’adresse sur leurs chevaux : ils exécutaient des exploits acrobatiques à cheval et ils savaient ramasser des objets par terre sur un cheval au galop. Ils ont aussi contribué à l’évolution du hockey, et ils patinaient à l’origine sur des lames faites d’os.
Aujourd’hui, il y a encore de nombreux festivals et jeux qui commémorent les traditions métisses. Par exemple, depuis 1967, le Festival du Voyageur à Saint-Boniface, au Manitoba, organise le « Concours du meilleur ». Habituellement tenue en hiver, cette compétition comprend maintenant six catégories : sciage de billot, tir au poignet, combat d’oreillers, roulage de baril, lutte indienne et tir aux jambes.
Les festivals saisonniers ont contribué à maintenir les traditions autochtones et métisses de l’époque de la traite des fourrures. Les festivals des trappeurs, comme celui qui se tient à Le Pas, au Manitoba, est réputé pour son derby de chiens, où des races de chiens nordiques populaires, comme le Husky, tirent des traîneaux qui transportaient à l’origine des peaux de fourrure.
[Sources : The Northern Games Association; The 2006 Inuit Games; les Jeux autochtones de l’Amérique du Nord, 2002; Traditions vivantes : des musées saluent les Jeux autochtones de l’Amérique du Nord]
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Tir à l’arc
Le tir à l’arc était essentiel à la vie des premiers Autochtones dans de nombreuses régions. Les arcs et les flèches étaient conçus pour un besoin particulier. Par exemple, les flèches légères servaient dans les grandes plaines, tandis que les petits arcs et flèches servaient à cheval. Les arcs et les flèches étaient conçus selon la taille et le poids de l’utilisateur.
Parmi les jeux courants de tir à l’arc, mentionnons le tir rapide, le tir sur cible mobile et le tir de précision. Le tir à l’arc exige beaucoup de pratique, de dextérité et d’adresse, et il faut avoir une bonne coordination de la main et de l’œil.


